Archives de catégorie : cuisine

GALETTE ET CRÊPE EN HAUTE-BRETAGNE.

Coopération entre cinq musées de Bretagne pour la présentation d’un
emblème culturel et économique de la cuisine bretonne. Le Musée
de l’ancienne abbaye de Landévennec, l’Écomusée des Monts d’Arrée,
le Musée Bigouden de Pont-l’Abbé, le Musée de Dinan (Abbaye de Léhon)
et le Musée Départemental Breton de Quimper proposent une thématique
sur l’histoire de la crêpe et de la galette. Le musée de Dinan retrace ainsi
dans l’exposition de l’Abbaye de Léhon, l’histoire de la galette de sarrasin
tout en évoquant la crêpe de froment en Haute-Bretagne depuis le
seizième siècle. Un parcours permettant de découvrir la manière de fabriquer
la pâte puis la cuisson au feu de bois de la galette de blé noir ou sarrasin.
La galletoire ou billig, plaque à cuisson traditionnelle ainsi qu’une centaine
d’objets témoignent de l’attachement populaire à la galette, consommée très
simplement nature avec du beurre demi-sel ou trempée dans du lait Ribot
(lait fermenté) ou bien encore enroulée autour d’une saucisse et vendue sur
les marchés et dans les fêtes locales. Pour les habitants de Haute – Bretagne,
la galette est à base de farine de sarrasin tandis que la crêpe est confectionnée
avec de la farine de froment. À la différence des bas-bretons, pour qui la galette
est une crêpe épaisse. Le terme de crêpe désigne à la fois la galette de sarrasin
et la crêpe de froment. À manger à la main avec une bolée de bon cidre.
De nombreux témoignages audios et des vidéos complètent l’ensemble
de l’exposition.
Crêpe ou galette ? les deux.
1 – Bolée de cidre. Faïencerie Badonviller. 1934.
2 – Assiette en céramique Les Gavottes. Biscuiterie à Dinan depuis 1962.
Exposition Et vous ? Êtes-vous plutôt crêpe ou galette ?
Abbaye Saint-Magloire de Léhon-Dinan, village labellisé Petite cité de caractère.
Jusqu’au 30 septembre 2020.
Visite guidée à 15 heures durant le week-end et le mercredi.
Entrée gratuite.
Catalogue de l’exposition, éditions Coop Breizh.
www.dinan.fr

L’HOMME QUI ÉCOUTAIT LES COQUILLES SAINT-JACQUES.

Il y a vingt-cinq millions d’années, une coquille plissée de lignes élégantes
aux deux valves asymétriques ajustées, faisait son apparition
sur la côte Atlantique. Elle fut  d’abord utilisée comme parure et symbole
religieux (Compostelle) avant d’être pêchée et mangée en Bretagne, au
début du vingtième siècle. Son goût subtil qui se savoure d’octobre à avril
en fait un met très apprécié des gourmets. Mais la coquille
Saint-Jacques est plus qu’un produit raffiné de la gastronomie française.
C’est un véritable outil scientifique qui nous révèle au quotidien l’état de
santé de la mer. Laurent Chauvaud, directeur de recherches au CNRS
ainsi qu’à l’institut Universitaire Européen de la Mer de Brest, a su
déchiffrer ses secrets et il nous les raconte dans un livre ludique et
scientifique. Nous suivons ainsi le chercheur entre son laboratoire et
l’autre bout du monde pour mieux connaître cette coquille qui fabrique
une strie microscopique quotidienne, renseignant avec précision
l’évolution de l’environnement marin. L’auteur nous présente ce petit
miracle de la nature avec bienveillance tout en rappelant sa vulnérabilité.
dans un monde marin malmené. Il nous parle également de sa vie de
chercheur scientifique et de l’art de trouver ce qu’on ne cherche pas
Ludique et écologique.
visuels Patrice Jean-Baptiste.
La coquille Saint-Jacques sentinelle de l’océan. Laurent Chauvaud.
Illustrations, Liz Hascoët.
Éditions des Équateurs.
editionsdesequateurs.fr

L’ART DU BIEN MANGER : À DÉVORER D’ICI LA FIN DE L’ÉTÉ.

À découvrir pendant les vacances, la revue Papiers de France Culture avec
son dossier central et les trois grandes thématiques que sont Idées, Savoirs
et Créations issues des émissions et des chroniques de la radio. Des points
de vue et des enquêtes ainsi que des textes inédits complètent la publication.
Dans ce numéro, un dossier passionnant sur l’art du bien manger nous emmène
entre autres, dans un riche voyage culinaire, du Moyen Âge à la street food en
passant par l’aventure du restaurant danois Noma, la cuisine iranienne et
italienne tout en retournant dans l’enfance avant de terminer le périple avec
le chef cuisinier français, doublement étoilé, Thierry Marx.
Écologie et gastronomie.
Dialogue entre Caroline Broué et le chef cuisinier Thierry Marx repris dans
l’émission À voix nue diffusée en novembre 2019 sur France Culture.
Magazine trimestriel Papiers. n°33. La revue de France Culture.
www.editions-exils.fr
franceculture.fr

LA SAVOUREUSE HISTOIRE DU PETIT-BEURRE LU.

Il était une fois au dix-neuvième siècle… la réunion de Jean-Romain Lefèvre
et de Pauline-Isabelle Utile au sein d’un petit commerce au centre-ville de
Nantes. Leur fils, Louis Lefèvre-Utile transformera la biscuiterie familiale en
une usine moderne, dans une ancienne filature au cœur de la ville. La légende
est née et durera de nombreuses années. En 1913, l’entreprise emploie 1200
ouvriers et produit vingt tonnes de biscuits par jour. La gaufrette vanille et la
Paille d’Or viendront s’ajouter au succès international du Petit-Beurre LU.
L’exposition LU, un siècle d’innovation permet de comprendre le souci permanent
de création, de fabrication, de conditionnement, de distribution et de
communication de cette marque emblématique française à travers une collection
d’objets, de dessins originaux dont certains sont montrés pour la première fois.
De 1846 à 1957, la marque fera appel à de nombreux artiste comme le peintre
Alfons Mucha, René Gruau ou encore le designer américain Raymond Loewy
qui dessinera le fameux logo LU.
Créativité et innovation.
1 – Dessin du découpoir (emporte pièce) du Petit-Beurre Lefèvre-Utile. 1886.
Mine de plomb sur calque.
© Château des ducs de Bretagne – Musée d’histoire de Nantes.
2 – Tableau Quelle chance ! grand-mère. Jean Sala. 1901.
Huile sur bois.
© Château des ducs de Bretagne – Musée d’histoire de Nantes © Alain Guillard.
Seau à biscuits Art nouveau. Alfons Mucha. 1904.
Fer blanc imprimé.
© Château des ducs de Bretagne – Musée d’histoire de Nantes © Alain Guillard.
3 – Affiche exposition LU, un siècle d’innovation (1846 – 1957)
Portrait La jeune femme de profil. Adolphe-Etienne Piot. Vers 1902.
Chromolithographie sur carton.
© Château des ducs de Bretagne – Musée d’histoire de Nantes © François Lauginie.
Exposition LU, un siècle d’innovation (1846-1957)
Château des ducs de Bretagne – Musée d’histoire de Nantes.
Jusqu’au 3 janvier 2021.
www.chateaunantes.fr

 

DIMANCHE EN FLEURS POUR MÈRES EN FÊTE.

De la gourmandise, de la poésie, de la douceur pour les reines d’un jour.
Tout est bon pour offrir un dimanche joyeux et généreux. Particulièrement
cette année. Pour une fois, on oublie les colliers de nouilles, les découpages
en papier crépon, les fleurs en pâte à modeler, les tableaux en pâte à sel…
et on offre du bon chocolat, des gâteaux, des fleurs qui sentent bon.
Ils peuvent être achetés ou fabriqués maison. Qu’importe.
Délicieux mélange olfactif et gourmand
1- Fleur de cœur. Édition limitée. Design Pierre Tachon. Partenariat entre La Manufacture
Alain Ducasse et le pâtissier Cédric Grolet. Chocolat noir non conché, purée de framboise
fraîche associée à un praliné amande crunchy framboise. 240G. Grand format.
www.lechocolat-alainducasse.com
2 – La Fleur de fraisier. Édition limitée. Collaboration de la Maison Lenôtre avec la pâtissière
Claire Heitzler. Entremet aux saveurs d’amande et de fraise sur une base de biscuit sablé.
www.lenotre.com
3 – Acanthe. Plat de service rond. Faïence. Techniques traditionnelles du 18ème siècle.
www.malicorne.com
4 – Délicate. Bouquet de Baptiste Pitou. Pois de senteur. Boutique en ligne. Commande
et livraison uniquement sur Paris et la région parisienne.
www.baptistefleur.com
5 – Couronne Reine Mère. Fleurs et étoiles. Objets de décoration d’inspiration religieuse.
www.boncoeurs.fr

DU MUGUET, S’IL VOUS PLAÎT.

Avis aux gourmands de mai.
On pourra trouver le muguet du jardin, le muguet en pot et du muguet en bouquet.
Les fleuristes resteront fermés pour le 1er mai mais ils pourront toutefois vendre
et livrer le muguet à certains endroits en accord avec les préfectures.
Et puis, il y aura également du muguet en pot tout en chocolat au lait ou noir, garni
de praliné aux noisettes du Piémont et décoré de noisettes concassées et caramélisées.
Soyons et restons gourmands sur commande et sur réservation.
Brin de muguet.
En vente exceptionnellement le samedi 25 avril 2020.
Commande en ligne ou par tél. 01 44 39 97 73.
Boutique Maison Hugo & Victor.
40, bd Raspail 75007 Paris.
hugovictor.com

L’ŒUF, LE CHOCOLAT ET LA TRADITION.

Les œufs, les lapins, les poissons, les cloches en chocolat apparaissent
chaque année à l’approche de Pâques. C’est un bonheur visuel, olfactif
et gustatif de les retrouver ainsi à chaque printemps. Ce sont les symboles
d’un renouveau, cachés souvent dans le jardin pour le plus grand plaisir des
petits et des grands. Cette année, tout est chamboulé. Le coronavirus s’est
installé dans notre vie quotidienne et nous empêche de vivre au rythme de nos
différentes fêtes familiales, rites ou tout simplement des saisons. Confinement.
Pourtant l’œuf est symbole de la vie, de la fécondité. Alors, en ce dimanche de
Pâques, je dédie cet œuf en chocolat à tous ceux qui ont eu à souffrir du virus
en souhaitant que la vie sera, le plus souvent, la plus forte. Tenir bon.
Et puis, ne pas oublier de soutenir les artisans locaux en achetant leurs chocolats
tout près de chez soi, c’est important. Ils ont besoin de vous pour exister et résister.
Un dimanche de Pâques vraiment pas comme les autres.
Visuel, Patrice Jean-Baptiste.

UN AIR MARIN VA SOUFFLER SUR PÂQUES.

À l’occasion des fêtes de Pâques, Pierre Hermé a laissé rentrer dans sa
Maison, l’univers marin de Thomas Boog. Un monde incroyable d’élégance
et d’extravagance à base d’assemblages maitrisés de coquillages, imaginé
par un créateur talentueux et discret. La beauté des oeuvres uniques de l’artiste
a fini par provoquer une belle rencontre gourmande entre deux passionnés en
quête d’excellence. La nacre du coquillage s’est transformée en chocolat de
grand cru. Un coup de baguette magique patient et magistral de la part de deux
magiciens audacieux. Deux années de mises au point auront été nécessaires
pour reproduire fidèlement tout en chocolat, ces assemblages marins inattendus.
Une prouesse pleine de richesse, de hardiesse et de grande délicatesse.
Goût et forme.
Collection de Pâques.
La face de l’Œuf. Coffret prestige en édition limitée.
Nautilus Avarum. Trois tailles. Trois chocolats. Avec garniture.
Coquillages. Tablettes Praliné Noisette ou Praliné Pignon de cèdre.
Collaboration entre la Maison Pierre Hermé Paris et l’artiste Thomas Boog.
16 mars – 13 avril 2020.
www.pierreherme.com
www.thomasboog.com

RENCONTRE D’EXCELLENCE DANS UNE MAISON D’EXCEPTION.

 

Le chef chocolatier MOF, de la Maison du Chocolat, Nicolas Cloiseau
a invité le temps d’une saison, le pâtissier Pierre Hermé, nommé
meilleur pâtissier du monde en 2016. Le résultat est à la hauteur de leur talent.
Deux pâtisseries inédites, Fleur de Cassis et Rose des Sables ont été créées
à cette occasion. Une opportunité pour ces deux confrères illustres de se
surpasser, de se stimuler et faire évoluer ainsi la pâtisserie française.
Sans utilisation d’ingrédient d’origine animale et sans gluten par exemple.
Exigence et émotion.
Chef en Résidence. Invitation de chefs pour une création imaginée avec
Nicolas Cloiseau au sein de La Maison du Chocolat.
Fleur de Cassis. Sablé au poivre de cassis, ganache chocolat Bélize et cassis,
biscuit chocolat, gelée de cassis, mousse au chocolat Bélize.
Rose des Sables. Tarte, praliné amande, ganache chocolat lait et rose,
crème onctueuse amande, praliné rose.
En vente éphémère dans les deux maisons.
www.lamaisonduchocolat.fr
www.pierreherme.com
visuels, portrait ©Stéphane de Bourgies et gâteaux ©Laurent Fau. 

FESTINS LITTÉRAIRES.

L’écrivain américain, Jim Harrison, est un homme qui aime le vin, l’ail et le piment,
les grands espaces avec la pêche de rivière, la chasse et les longues marches
accompagné de ses chiens, l’amitié et bien sûr l’écriture pleine de vie et d’humour.
Jim Harrison est mort en 2016. Il fût l’un des principaux représentants du mouvement
littéraire américain natural writting. Ses grands romans Légendes d’Automne, Wolf
et Dalva devinrent des classiques en France, pays qu’il aimait tout particulièrement.
Les chroniques gastronomiques d’Un sacré gueuleton, célèbrent les plaisirs de la table
et de la vie au grand air. L’homme, gourmand vagabond, possède un appétit vorace,
hors du commun. Il ne peut comprendre une personne sans avoir bu et mangé avec
elle des quantités gargantuesques de nourritures et de boissons alcoolisées.
Des plaisirs terrestres qui lui font suivre un itinéraire gastronomique hors-norme.
Cet écrivain non-conformiste écrivait Quand la vie décide de m’accabler, je sais
que je peux faire confiance à un Bandol, à quelques gousses d’aïl et à Mozart…
L’art de boire, vivre et manger à l’excès avec beaucoup d’amour.
Un sacré gueuleton. Jim Harrison. J’ai Lu. Littérature étrangère.
Chroniques gastronomiques posthumes réunies en un seul volume.
editions.flammarion.com