UNE NOUVELLE ANNÉE À SOUHAITER EN CETTE FIN DE JOURNÉE.

Pas trop envie de souffler les bougies, cette année. 359 degres-leblog fait profil
bas en ce treize octobre. Après un début d’année passé dans une solitude imposée,
la suite reste trop incertaine pour faire des vœux, avoir des souhaits, déborder
d’optimisme. Mais le quotidien est là avec ses petits bonheurs, ses découvertes
et permet d’avancer dans un flou artistique encore convivial. Une septième année
d’existence commence, pour dire que l’on est toujours bien là et que la curiosité est
au rendez-vous. Le désir de relayer les nouveautés, le développement de projets
est encore plus fort. Alors on souffle quand même les bougies et dès demain, on
prépare les fêtes, on parle de ce qui est bon, de ce qui est beau et de ce qui rend
heureux. En attendant, retour sur quelques petites photos-souvenirs de l’année
passée pour se dire que la vie est belle… quand même.
Passion et transmission.
Septième année de l’existence de 359degres-leblog

LA FOLIE DES BULBES GAGNE LES JOURNÉES DES PLANTES.

Vite… le week-end prochain, rejoignez les Journées des Plantes du Domaine
de Chantilly pour acheter les bulbes à planter en octobre dans son jardin,
sur son balcon ou sur sa terrasse. Ensuite, il faudra attendre le printemps
pour les premières floraisons puis les beaux jours pour les suivantes avant
d’arriver à l’été avec ses nombreuses fleurs odorantes. Tous ces bulbes sont
issus du monde entier et plus de deux cents pépiniéristes-exposants sauront
vous les conseiller avec passion. C’est la magie de cette rencontre de passionnés
du jardin. Consulter le site du Domaine de Chantilly pour connaître le programme
de cette nouvelle session automnale dont la météo promet en plus d’être clémente.
Un bon plan pour s’évader du quotidien le temps d’une journée sans compter
la visite de la très belle exposition La Fabrique de l’Extravagance dans les Grands
Appartements du Château de Chantilly. Voir le post précédent sur mon blog.
Sur le thème, Le Monde dans mon jardin.
Vendredi 9 octobre à 16 heures.
1 – Conférence de Stéphane Marie et de Dany Sautot.
avec séance de dédicaces de leur livre Tout le jardin et le potager  E/P/A  2019.
Samedi 10 octobre à 14 heures.
2 – Conférence de Patrick Blanc, botaniste – chercheur au CNRS
et concepteur du mur végétal en milieu urbain.
Échanges et découvertes
Journées des Plantes de Chantilly. Le Monde dans mon jardin.
Édition d’automne.
Vendredi 9, samedi 10, dimanche 11 octobre 2020.
www.domainedechantilly.com

LA FANTAISIE FANTASTIQUE AU CHÂTEAU DE CHANTILLY.

Deux célèbres manufactures européennes de porcelaine ont vu
le jour au dix-huitième siècle grâce à la passion dévorante de
deux grands hommes prestigieux. Le premier, Auguste le Fort,
électeur de Saxe et roi de Pologne va créer la fabrique allemande
de porcelaine de Meissen et le second, Louis-Henri de Bourbon,
prince de Condé créera la manufacture de Chantilly en 1730.
Le Château de Chantilly expose depuis la rentrée plus d’une
centaine d’œuvres spectaculaires dans une exposition
exceptionnelle permettant de découvrir des pièces en porcelaine
à la technicité et à l’extravagance hors du commun.
La scénographie a été confiée à l’architecte américain Peter Marino,
grand collectionneur de porcelaine et de céramique.
Meissen et Chantilly devaient rivaliser avec les productions asiatiques
importées par la Compagnie Hollandaise des Indes Orientales et
achetées à prix d’or par les collectionneurs et les marchands. L’esthétique
du moment était à la chinoiserie, à l’exotisme, il fallut donc développer une
nouvelle tendance stylisée, empreinte de cet esprit tourné vers
l’Extrême-Orient. Du côté technique, Meissen réussit à produire une
porcelaine à pâte dure comme en Chine et au Japon grâce à sa découverte
du Kaolin tandis que Chantilly dut se contenter d’une porcelaine tendre
jusqu’en 1768. Cette production luxueuse marquera les arts décoratifs
du Siècle des Lumières. Mathieu Deldicque, conservateur du Patrimoine et
commissaire de l’exposition, nous fait revivre cette histoire de la porcelaine
de Saxe et de France dont l’extravagance nous immerge dans un monde
merveilleux autant que déraisonnable. Une réponse pleine de fantaisie
à la morosité du moment.
1 – Gros plan de la pendule à orgues au concert de singes. Pièce exceptionnelle,
en porcelaine de Meissen, unique au monde. © Julien Vidal Petit Palais Paris.
2 – Cabinet de La Grande Singerie, dans les Grands Appartements du Duc de
Condé à Chantilly, rénové en 2007. Peintures murales du dix-huitième siècle
de Christophe Huet. Sept socles en bois doré pour la présentation de singes
en porcelaine des deux manufactures.
3 – Rhinocéros avec un oriental, monté en pendule. Porcelaine dure de Meissen
à décor polychrome. Collection particulière © Christian Mitko.
 Pendule aux carlins. Porcelaine dure de Meissen à décor polychrome.
Collection particulière © Hughes Dubois.
Éléphant et cornac oriental, montés en pendule. Porcelaine dure de Meissen
à décor polychrome. Collection particulière © Christian Mitko.
4 – Rollier d’Europe sur tronc. Porcelaine dure de Meissen.
© MAD PARIS – Jean Tholance.
Pendule Rocaille. Porcelaine tendre de Chantilly
© MAD PARIS – Jean Tholance.
Théière en forme de singe. Porcelaine dure de Meissen à décor polychrome.
© Porzellansammlung Staatliche Kunstsammlungen Dresden © Adrian Sauer.
Deux magot en pot-pourri. Porcelaine tendre de Chantilly à décor polychrome
sur émail stannifère © MAD PARIS – Jean Tholance.
Exposition La Fabrique de l’Extravagance. Porcelaine de Meissen et de Chantilly.
Jusqu’au 3 Janvier 2021.
domainedechantilly.com

CET AUTOMNE, RENNES PASSE À TABLE.

Une rencontre entre Marie-Ève Lebreton, la fondatrice de la Galerie M à Rennes
et la Faïencerie Georges devait fatalement déboucher sur la création de pièces
originales et décalées. Ce projet sur-mesure, mêlant passé et présent sur une
faïence blanche illustrée, nous entraine dans une promenade à travers la ville de Rennes.
La collection est fabriquée à Nevers avec un savoir-faire ancestral. Entreprise EPV.
1- Assiette Horizons. Gratte-ciel emblématique. Architecte Georges Maillols. 1970.
2 – Assiette Jacquet. Maisons historiques, place du Champ-Jacquet au centre-ville.
3 – Assiette Piscine. Piscine Saint-Georges, 1923-1926. Architecte Emmanuel Le Ray.
4 – Assiette Opéra. Salle à l’italienne du dix-neuvième siècle. Architecte Charles Millardet.
Dessin reproduit par chromo sur faïence. Inaltérable.
Graphique et historique.
Collection Rennes. Pièces de table; assiettes, plats et vases.
Dessins, Carole Georges d’après des lieux emblématiques de la ville rennaise.
www.faienceriegeorges.com
En exclusivité à la boutique – concept de décoration au 4 rue de Montfort.
Galerie M. Rennes.

100% PATRIMOINE, LE TEMPS D’UN WEEK-END AUTOMNAL.

On découvre la beauté et la richesse d’un patrimoine local ou national.
Une belle occasion de regarder de côté, de se poser.
De se rappeler l’importance de l’éducation dans la transmission patrimoniale
et du rôle essentiel du patrimoine dans l’éducation.
Culturel et festif.
Journées Européennes du Patrimoine.
Patrimoine et éducation : apprendre pour la vie !
Trente-septième édition.
19 et 20 septembre 2020.
journeesdupatrimoine.fr
illustration, Jérémie Fischer.

LES ESPACES VERTS ÉPHÉMÈRES DE CHAUMONT-SUR-LOIRE.

Depuis de nombreuses années, Chantal Colleu-Dumond à la direction
du Festival international des Jardins et du domaine de Chaumont-sur-Loire,
propose une thématique annuelle nouvelle aux paysagistes-architectes,
scénographes, jardiniers du monde entier. À eux de proposer en retour
une réponse créative, audacieuse voir spirituelle à travers un jardin conçu
pour inspirer, provoquer, embarquer, alerter un large public, amateur de jardin.
Cette année, le thème Les Jardins de la terre, retour à la terre mère fût
malheureusement prémonitoire. Une trentaine de projets a répondu une fois
de plus de manière très différente à la crise sanitaire mondiale sans
précédent. Les projets étaient là, le jury était constitué et la volonté farouche
de Chantal Colleu-Dumond de construire les jardins pour une ouverture au
public durant l’été fit le reste. Sans oublier l’expérience et la persévérance
des jardiniers du domaine qui ont travaillé sans relâche dans un espace naturel
endormi pendant deux mois. C’est donc une édition tout à fait particulière qui
a pris naissance dans cet isolement imposé. La question de notre relation
perturbée à la nature, à la terre, au jardin s’est traduite par des scénographies
fortes où la Nature est spirituelle, raisonnée afin que l’homme retrouve sa place
sur une terre qu’il a lui-même malmenée. Le respect, la régénération,
la méditation, la préservation de la Terre ont été le vocabulaire de la nouvelle
génération de concepteurs en réponse à une mondialisation démesurée.
Nourritures terrestres et spirituelles, c’est vraiment maintenant.
La description des différents jardins ainsi que le résultat des différents prix
du festival se trouvent sur le site du Domaine. Voir ci-dessous.
Festival international des Jardins 2020.
Les jardins de la terre, retour à la terre mère.
Vingt-neuvième édition.
Domaine de Chaumont-sur-Loire. Centre d’Arts et de Nature.
www.domaine-chaumont.fr

GALETTE ET CRÊPE EN HAUTE-BRETAGNE.

Coopération entre cinq musées de Bretagne pour la présentation d’un
emblème culturel et économique de la cuisine bretonne. Le Musée
de l’ancienne abbaye de Landévennec, l’Écomusée des Monts d’Arrée,
le Musée Bigouden de Pont-l’Abbé, le Musée de Dinan (Abbaye de Léhon)
et le Musée Départemental Breton de Quimper proposent une thématique
sur l’histoire de la crêpe et de la galette. Le musée de Dinan retrace ainsi
dans l’exposition de l’Abbaye de Léhon, l’histoire de la galette de sarrasin
tout en évoquant la crêpe de froment en Haute-Bretagne depuis le
seizième siècle. Un parcours permettant de découvrir la manière de fabriquer
la pâte puis la cuisson au feu de bois de la galette de blé noir ou sarrasin.
La galletoire ou billig, plaque à cuisson traditionnelle ainsi qu’une centaine
d’objets témoignent de l’attachement populaire à la galette, consommée très
simplement nature avec du beurre demi-sel ou trempée dans du lait Ribot
(lait fermenté) ou bien encore enroulée autour d’une saucisse et vendue sur
les marchés et dans les fêtes locales. Pour les habitants de Haute – Bretagne,
la galette est à base de farine de sarrasin tandis que la crêpe est confectionnée
avec de la farine de froment. À la différence des bas-bretons, pour qui la galette
est une crêpe épaisse. Le terme de crêpe désigne à la fois la galette de sarrasin
et la crêpe de froment. À manger à la main avec une bolée de bon cidre.
De nombreux témoignages audios et des vidéos complètent l’ensemble
de l’exposition.
Crêpe ou galette ? les deux.
1 – Bolée de cidre. Faïencerie Badonviller. 1934.
2 – Assiette en céramique Les Gavottes. Biscuiterie à Dinan depuis 1962.
Exposition Et vous ? Êtes-vous plutôt crêpe ou galette ?
Abbaye Saint-Magloire de Léhon-Dinan, village labellisé Petite cité de caractère.
Jusqu’au 30 septembre 2020.
Visite guidée à 15 heures durant le week-end et le mercredi.
Entrée gratuite.
Catalogue de l’exposition, éditions Coop Breizh.
www.dinan.fr

L’HOMME QUI ÉCOUTAIT LES COQUILLES SAINT-JACQUES.

Il y a vingt-cinq millions d’années, une coquille plissée de lignes élégantes
aux deux valves asymétriques ajustées, faisait son apparition
sur la côte Atlantique. Elle fut  d’abord utilisée comme parure et symbole
religieux (Compostelle) avant d’être pêchée et mangée en Bretagne, au
début du vingtième siècle. Son goût subtil qui se savoure d’octobre à avril
en fait un met très apprécié des gourmets. Mais la coquille
Saint-Jacques est plus qu’un produit raffiné de la gastronomie française.
C’est un véritable outil scientifique qui nous révèle au quotidien l’état de
santé de la mer. Laurent Chauvaud, directeur de recherches au CNRS
ainsi qu’à l’institut Universitaire Européen de la Mer de Brest, a su
déchiffrer ses secrets et il nous les raconte dans un livre ludique et
scientifique. Nous suivons ainsi le chercheur entre son laboratoire et
l’autre bout du monde pour mieux connaître cette coquille qui fabrique
une strie microscopique quotidienne, renseignant avec précision
l’évolution de l’environnement marin. L’auteur nous présente ce petit
miracle de la nature avec bienveillance tout en rappelant sa vulnérabilité.
dans un monde marin malmené. Il nous parle également de sa vie de
chercheur scientifique et de l’art de trouver ce qu’on ne cherche pas
Ludique et écologique.
visuels Patrice Jean-Baptiste.
La coquille Saint-Jacques sentinelle de l’océan. Laurent Chauvaud.
Illustrations, Liz Hascoët.
Éditions des Équateurs.
editionsdesequateurs.fr

L’ART DU BIEN MANGER : À DÉVORER D’ICI LA FIN DE L’ÉTÉ.

À découvrir pendant les vacances, la revue Papiers de France Culture avec
son dossier central et les trois grandes thématiques que sont Idées, Savoirs
et Créations issues des émissions et des chroniques de la radio. Des points
de vue et des enquêtes ainsi que des textes inédits complètent la publication.
Dans ce numéro, un dossier passionnant sur l’art du bien manger nous emmène
entre autres, dans un riche voyage culinaire, du Moyen Âge à la street food en
passant par l’aventure du restaurant danois Noma, la cuisine iranienne et
italienne tout en retournant dans l’enfance avant de terminer le périple avec
le chef cuisinier français, doublement étoilé, Thierry Marx.
Écologie et gastronomie.
Dialogue entre Caroline Broué et le chef cuisinier Thierry Marx repris dans
l’émission À voix nue diffusée en novembre 2019 sur France Culture.
Magazine trimestriel Papiers. n°33. La revue de France Culture.
www.editions-exils.fr
franceculture.fr

LA SAVOUREUSE HISTOIRE DU PETIT-BEURRE LU.

Il était une fois au dix-neuvième siècle… la réunion de Jean-Romain Lefèvre
et de Pauline-Isabelle Utile au sein d’un petit commerce au centre-ville de
Nantes. Leur fils, Louis Lefèvre-Utile transformera la biscuiterie familiale en
une usine moderne, dans une ancienne filature au cœur de la ville. La légende
est née et durera de nombreuses années. En 1913, l’entreprise emploie 1200
ouvriers et produit vingt tonnes de biscuits par jour. La gaufrette vanille et la
Paille d’Or viendront s’ajouter au succès international du Petit-Beurre LU.
L’exposition LU, un siècle d’innovation permet de comprendre le souci permanent
de création, de fabrication, de conditionnement, de distribution et de
communication de cette marque emblématique française à travers une collection
d’objets, de dessins originaux dont certains sont montrés pour la première fois.
De 1846 à 1957, la marque fera appel à de nombreux artiste comme le peintre
Alfons Mucha, René Gruau ou encore le designer américain Raymond Loewy
qui dessinera le fameux logo LU.
Créativité et innovation.
1 – Dessin du découpoir (emporte pièce) du Petit-Beurre Lefèvre-Utile. 1886.
Mine de plomb sur calque.
© Château des ducs de Bretagne – Musée d’histoire de Nantes.
2 – Tableau Quelle chance ! grand-mère. Jean Sala. 1901.
Huile sur bois.
© Château des ducs de Bretagne – Musée d’histoire de Nantes © Alain Guillard.
Seau à biscuits Art nouveau. Alfons Mucha. 1904.
Fer blanc imprimé.
© Château des ducs de Bretagne – Musée d’histoire de Nantes © Alain Guillard.
3 – Affiche exposition LU, un siècle d’innovation (1846 – 1957)
Portrait La jeune femme de profil. Adolphe-Etienne Piot. Vers 1902.
Chromolithographie sur carton.
© Château des ducs de Bretagne – Musée d’histoire de Nantes © François Lauginie.
Exposition LU, un siècle d’innovation (1846-1957)
Château des ducs de Bretagne – Musée d’histoire de Nantes.
Jusqu’au 3 janvier 2021.
www.chateaunantes.fr