Archives de catégorie : inspirations

CET AUTOMNE, RENNES PASSE À TABLE.

Une rencontre entre Marie-Ève Lebreton, la fondatrice de la Galerie M à Rennes
et la Faïencerie Georges devait fatalement déboucher sur la création de pièces
originales et décalées. Ce projet sur-mesure, mêlant passé et présent sur une
faïence blanche illustrée, nous entraine dans une promenade à travers la ville de Rennes.
La collection est fabriquée à Nevers avec un savoir-faire ancestral. Entreprise EPV.
1- Assiette Horizons. Gratte-ciel emblématique. Architecte Georges Maillols. 1970.
2 – Assiette Jacquet. Maisons historiques, place du Champ-Jacquet au centre-ville.
3 – Assiette Piscine. Piscine Saint-Georges, 1923-1926. Architecte Emmanuel Le Ray.
4 – Assiette Opéra. Salle à l’italienne du dix-neuvième siècle. Architecte Charles Millardet.
Dessin reproduit par chromo sur faïence. Inaltérable.
Graphique et historique.
Collection Rennes. Pièces de table; assiettes, plats et vases.
Dessins, Carole Georges d’après des lieux emblématiques de la ville rennaise.
www.faienceriegeorges.com
En exclusivité à la boutique – concept de décoration, place du Parlement de Bretagne.
Galerie M. Rennes.
visuel © Caroline Ablain.

100% PATRIMOINE, LE TEMPS D’UN WEEK-END AUTOMNAL.

On découvre la beauté et la richesse d’un patrimoine local ou national.
Une belle occasion de regarder de côté, de se poser.
De se rappeler l’importance de l’éducation dans la transmission patrimoniale
et du rôle essentiel du patrimoine dans l’éducation.
Culturel et festif.
Journées Européennes du Patrimoine.
Patrimoine et éducation : apprendre pour la vie !
Trente-septième édition.
19 et 20 septembre 2020.
journeesdupatrimoine.fr
illustration, Jérémie Fischer.

LES ESPACES VERTS ÉPHÉMÈRES DE CHAUMONT-SUR-LOIRE.

Depuis de nombreuses années, Chantal Colleu-Dumond à la direction
du Festival international des Jardins et du domaine de Chaumont-sur-Loire,
propose une thématique annuelle nouvelle aux paysagistes-architectes,
scénographes, jardiniers du monde entier. À eux de proposer en retour
une réponse créative, audacieuse voir spirituelle à travers un jardin conçu
pour inspirer, provoquer, embarquer, alerter un large public, amateur de jardin.
Cette année, le thème Les Jardins de la terre, retour à la terre mère fût
malheureusement prémonitoire. Une trentaine de projets a répondu une fois
de plus de manière très différente à la crise sanitaire mondiale sans
précédent. Les projets étaient là, le jury était constitué et la volonté farouche
de Chantal Colleu-Dumond de construire les jardins pour une ouverture au
public durant l’été fit le reste. Sans oublier l’expérience et la persévérance
des jardiniers du domaine qui ont travaillé sans relâche dans un espace naturel
endormi pendant deux mois. C’est donc une édition tout à fait particulière qui
a pris naissance dans cet isolement imposé. La question de notre relation
perturbée à la nature, à la terre, au jardin s’est traduite par des scénographies
fortes où la Nature est spirituelle, raisonnée afin que l’homme retrouve sa place
sur une terre qu’il a lui-même malmenée. Le respect, la régénération,
la méditation, la préservation de la Terre ont été le vocabulaire de la nouvelle
génération de concepteurs en réponse à une mondialisation démesurée.
Nourritures terrestres et spirituelles, c’est vraiment maintenant.
La description des différents jardins ainsi que le résultat des différents prix
du festival se trouvent sur le site du Domaine. Voir ci-dessous.
Festival international des Jardins 2020.
Les jardins de la terre, retour à la terre mère.
Vingt-neuvième édition.
Domaine de Chaumont-sur-Loire. Centre d’Arts et de Nature.
www.domaine-chaumont.fr

GALETTE ET CRÊPE EN HAUTE-BRETAGNE.

Coopération entre cinq musées de Bretagne pour la présentation d’un
emblème culturel et économique de la cuisine bretonne. Le Musée
de l’ancienne abbaye de Landévennec, l’Écomusée des Monts d’Arrée,
le Musée Bigouden de Pont-l’Abbé, le Musée de Dinan (Abbaye de Léhon)
et le Musée Départemental Breton de Quimper proposent une thématique
sur l’histoire de la crêpe et de la galette. Le musée de Dinan retrace ainsi
dans l’exposition de l’Abbaye de Léhon, l’histoire de la galette de sarrasin
tout en évoquant la crêpe de froment en Haute-Bretagne depuis le
seizième siècle. Un parcours permettant de découvrir la manière de fabriquer
la pâte puis la cuisson au feu de bois de la galette de blé noir ou sarrasin.
La galletoire ou billig, plaque à cuisson traditionnelle ainsi qu’une centaine
d’objets témoignent de l’attachement populaire à la galette, consommée très
simplement nature avec du beurre demi-sel ou trempée dans du lait Ribot
(lait fermenté) ou bien encore enroulée autour d’une saucisse et vendue sur
les marchés et dans les fêtes locales. Pour les habitants de Haute – Bretagne,
la galette est à base de farine de sarrasin tandis que la crêpe est confectionnée
avec de la farine de froment. À la différence des bas-bretons, pour qui la galette
est une crêpe épaisse. Le terme de crêpe désigne à la fois la galette de sarrasin
et la crêpe de froment. À manger à la main avec une bolée de bon cidre.
De nombreux témoignages audios et des vidéos complètent l’ensemble
de l’exposition.
Crêpe ou galette ? les deux.
1 – Bolée de cidre. Faïencerie Badonviller. 1934.
2 – Assiette en céramique Les Gavottes. Biscuiterie à Dinan depuis 1962.
Exposition Et vous ? Êtes-vous plutôt crêpe ou galette ?
Abbaye Saint-Magloire de Léhon-Dinan, village labellisé Petite cité de caractère.
Jusqu’au 30 septembre 2020.
Visite guidée à 15 heures durant le week-end et le mercredi.
Entrée gratuite.
Catalogue de l’exposition, éditions Coop Breizh.
www.dinan.fr

L’ART DU BIEN MANGER : À DÉVORER D’ICI LA FIN DE L’ÉTÉ.

À découvrir pendant les vacances, la revue Papiers de France Culture avec
son dossier central et les trois grandes thématiques que sont Idées, Savoirs
et Créations issues des émissions et des chroniques de la radio. Des points
de vue et des enquêtes ainsi que des textes inédits complètent la publication.
Dans ce numéro, un dossier passionnant sur l’art du bien manger nous emmène
entre autres, dans un riche voyage culinaire, du Moyen Âge à la street food en
passant par l’aventure du restaurant danois Noma, la cuisine iranienne et
italienne tout en retournant dans l’enfance avant de terminer le périple avec
le chef cuisinier français, doublement étoilé, Thierry Marx.
Écologie et gastronomie.
Dialogue entre Caroline Broué et le chef cuisinier Thierry Marx repris dans
l’émission À voix nue diffusée en novembre 2019 sur France Culture.
Magazine trimestriel Papiers. n°33. La revue de France Culture.
www.editions-exils.fr
franceculture.fr

LA SAVOUREUSE HISTOIRE DU PETIT-BEURRE LU.

Il était une fois au dix-neuvième siècle… la réunion de Jean-Romain Lefèvre
et de Pauline-Isabelle Utile au sein d’un petit commerce au centre-ville de
Nantes. Leur fils, Louis Lefèvre-Utile transformera la biscuiterie familiale en
une usine moderne, dans une ancienne filature au cœur de la ville. La légende
est née et durera de nombreuses années. En 1913, l’entreprise emploie 1200
ouvriers et produit vingt tonnes de biscuits par jour. La gaufrette vanille et la
Paille d’Or viendront s’ajouter au succès international du Petit-Beurre LU.
L’exposition LU, un siècle d’innovation permet de comprendre le souci permanent
de création, de fabrication, de conditionnement, de distribution et de
communication de cette marque emblématique française à travers une collection
d’objets, de dessins originaux dont certains sont montrés pour la première fois.
De 1846 à 1957, la marque fera appel à de nombreux artiste comme le peintre
Alfons Mucha, René Gruau ou encore le designer américain Raymond Loewy
qui dessinera le fameux logo LU.
Créativité et innovation.
1 – Dessin du découpoir (emporte pièce) du Petit-Beurre Lefèvre-Utile. 1886.
Mine de plomb sur calque.
© Château des ducs de Bretagne – Musée d’histoire de Nantes.
2 – Tableau Quelle chance ! grand-mère. Jean Sala. 1901.
Huile sur bois.
© Château des ducs de Bretagne – Musée d’histoire de Nantes © Alain Guillard.
Seau à biscuits Art nouveau. Alfons Mucha. 1904.
Fer blanc imprimé.
© Château des ducs de Bretagne – Musée d’histoire de Nantes © Alain Guillard.
3 – Affiche exposition LU, un siècle d’innovation (1846 – 1957)
Portrait La jeune femme de profil. Adolphe-Etienne Piot. Vers 1902.
Chromolithographie sur carton.
© Château des ducs de Bretagne – Musée d’histoire de Nantes © François Lauginie.
Exposition LU, un siècle d’innovation (1846-1957)
Château des ducs de Bretagne – Musée d’histoire de Nantes.
Jusqu’au 3 janvier 2021.
www.chateaunantes.fr

 

AU JOUR OÙ L’ON EST.

L’année 2020 est une année sacrément difficile.
Une année rude, pénible, compliquée, confuse,
Une année de doute.
On réfléchit, on respire et on repart… masqué.
Rien n’est sûr. Il faut prévoir sans savoir.
Vivre comme si.
Malgré tout, les choses se passent, se créent
décalées, amputées souvent par un décret ou
un arrêté voir finalement annulées mais les portes
s’ouvrent quand même et la création est toujours là.
Alors, on essaye d’en parler. Une toute petite goutte
d’eau dans un océan. On s’en contentera aujourd’hui.
On verra bien demain… 

L’ŒUF, LE CHOCOLAT ET LA TRADITION.

Les œufs, les lapins, les poissons, les cloches en chocolat apparaissent
chaque année à l’approche de Pâques. C’est un bonheur visuel, olfactif
et gustatif de les retrouver ainsi à chaque printemps. Ce sont les symboles
d’un renouveau, cachés souvent dans le jardin pour le plus grand plaisir des
petits et des grands. Cette année, tout est chamboulé. Le coronavirus s’est
installé dans notre vie quotidienne et nous empêche de vivre au rythme de nos
différentes fêtes familiales, rites ou tout simplement des saisons. Confinement.
Pourtant l’œuf est symbole de la vie, de la fécondité. Alors, en ce dimanche de
Pâques, je dédie cet œuf en chocolat à tous ceux qui ont eu à souffrir du virus
en souhaitant que la vie sera, le plus souvent, la plus forte. Tenir bon.
Et puis, ne pas oublier de soutenir les artisans locaux en achetant leurs chocolats
tout près de chez soi, c’est important. Ils ont besoin de vous pour exister et résister.
Un dimanche de Pâques vraiment pas comme les autres.
Visuel, Patrice Jean-Baptiste.

UN AIR MARIN VA SOUFFLER SUR PÂQUES.

À l’occasion des fêtes de Pâques, Pierre Hermé a laissé rentrer dans sa
Maison, l’univers marin de Thomas Boog. Un monde incroyable d’élégance
et d’extravagance à base d’assemblages maitrisés de coquillages, imaginé
par un créateur talentueux et discret. La beauté des oeuvres uniques de l’artiste
a fini par provoquer une belle rencontre gourmande entre deux passionnés en
quête d’excellence. La nacre du coquillage s’est transformée en chocolat de
grand cru. Un coup de baguette magique patient et magistral de la part de deux
magiciens audacieux. Deux années de mises au point auront été nécessaires
pour reproduire fidèlement tout en chocolat, ces assemblages marins inattendus.
Une prouesse pleine de richesse, de hardiesse et de grande délicatesse.
Goût et forme.
Collection de Pâques.
La face de l’Œuf. Coffret prestige en édition limitée.
Nautilus Avarum. Trois tailles. Trois chocolats. Avec garniture.
Coquillages. Tablettes Praliné Noisette ou Praliné Pignon de cèdre.
Collaboration entre la Maison Pierre Hermé Paris et l’artiste Thomas Boog.
16 mars – 13 avril 2020.
www.pierreherme.com
www.thomasboog.com

FESTINS LITTÉRAIRES.

L’écrivain américain, Jim Harrison, est un homme qui aime le vin, l’ail et le piment,
les grands espaces avec la pêche de rivière, la chasse et les longues marches
accompagné de ses chiens, l’amitié et bien sûr l’écriture pleine de vie et d’humour.
Jim Harrison est mort en 2016. Il fût l’un des principaux représentants du mouvement
littéraire américain natural writting. Ses grands romans Légendes d’Automne, Wolf
et Dalva devinrent des classiques en France, pays qu’il aimait tout particulièrement.
Les chroniques gastronomiques d’Un sacré gueuleton, célèbrent les plaisirs de la table
et de la vie au grand air. L’homme, gourmand vagabond, possède un appétit vorace,
hors du commun. Il ne peut comprendre une personne sans avoir bu et mangé avec
elle des quantités gargantuesques de nourritures et de boissons alcoolisées.
Des plaisirs terrestres qui lui font suivre un itinéraire gastronomique hors-norme.
Cet écrivain non-conformiste écrivait Quand la vie décide de m’accabler, je sais
que je peux faire confiance à un Bandol, à quelques gousses d’aïl et à Mozart…
L’art de boire, vivre et manger à l’excès avec beaucoup d’amour.
Un sacré gueuleton. Jim Harrison. J’ai Lu. Littérature étrangère.
Chroniques gastronomiques posthumes réunies en un seul volume.
editions.flammarion.com